Esta Es la Juventud del Papa! JMJ 2011

Bonjour, mon nom est Karim Khouzam et j’ai participé à mon premier Challenge en Septembre 2006 à la table ‘‘The bottom of the food chain table; the last shall be first’’. En août dernier, j’ai eu le privilège de partir en Europe et participer à mes premières journées mondiales de la jeunesse. Le pèlerinage c’est étendu sur plus de deux semaines où, avant de passer une semaine complète à Madrid pour la rencontre avec le Pape, j’ai eu la chance de visiter plusieurs villes et villages aux patrimoines religieux remarquables. Notre voyage commença par Fatima, où une visite guidée nous a permis de retourner sur les lieux même où les apparitions de la vierge à l’endroit de trois jeunes enfants (Jacinthe, François et Lucie) se sont produites en 1917. Ce premier lieux de culte a été magique non seulement par la rencontre étonnante que nous avons faite avec le neveu même de François, un des trois jeunes enfants bergers, mais surtout par le respect, la quiétude et la conservation de ces lieux aujourd’hui encore dédiés au recueillement de la vierge Marie et non envahis par une exploitation commerciale démesurée. Par la suite, notre pèlerinage nous amena sur le chemin de Compostelle où pour l’instant d’une journée nous avons pu marcher sur ce parcours de ressourcement mythique pour arrivé à la cathédrale de Santiago; lieu ultime de tous pèlerins à travers la planète qui tentent ce périple dans l’attente d’un renouveau.

Cependant, de tous les endroits visités, notre séjour à Avila fut des plus agréables. Avila a été désigné comme une des villes hôtes, pour plus de 9000 pèlerins, pour les journées en diocèse. Pour cette raison, il va sans dire que nous dûment loger dans les villages avoisinants cette petite ville fortifiée. Les rencontres que nous avons faites avec les villageois de Muñana et les nombreux bénévoles qui nous recevaient littéralement dans leur chez-soi étaient marquantes grâce à la bonté de chacun, leur écoute, leur accueille et leur disponibilité envers nous, pèlerins. Mon moment le plus mémorable de ces journées en diocèse restera toujours la vigile tenue pour l’Assomption de la Vierge Marie, cierge à la main, le 15 août 2011, sur le parvis de l’Église d’un petit village montagneux d’Avila en contemplant, à la même occasion, le coucher du soleil.

Mais les JMJ furent bien plus que de simples visites guidées. Les JMJ ont été le moment de savourer la grâce de Dieu dans l’instant présent. Même si les métros étaient bondés de pèlerins et les restaurants comptaient plusieurs heures d’attentes avant de pouvoir s’assoir à table, les moments de purs plaisirs étaient sporadiques, nombreux et inattendus. Les JMJ pour moi c’est deux semaines où j’ai pu gratter des notes sur les cordes d’un youkoulélé, m’assoir dans un parc et profiter des rayons chauds du soleil, me baigner dans la piscine chaude d’un village accueillant en entendant les cloches de certains animaux de ferme dans un pâturage non loin, siroter du porto sur une plage du Portugal en regardant un époustouflant coucher de soleil, etc… Mais c’est surtout deux semaines en Espagne dédié à un périple religieux, où j’ai pu assister et participer à la messe tous les jours dans une église ou cathédrale différentes toutes plus belles les unes que les autres que ce soit d’une part grâce à l’architecture romane, gothique et moderne ou grâce au passé historique que ces lieux représentes. Les JMJ c’est la rencontre de milliers de pèlerins à travers le monde entier tous réunis dans un seul but commun; la rencontre avec le Pape. Cette rencontre avec le Saint Père fut bien plus qu’un simple rendez-vous planétaire; c’est l’Église d’aujourd’hui enracinée et fondée en Christ et rassemblée en communion pour que tous les jeunes puissent bénéficier d’un temps de réflexion avec le clergé pour approfondir et affermir sa foi. C’est JMJ furent inoubliables et énergisantes jusqu’à la toute fin lorsque le Pape Benoit XVI finit son homélie dominicale en nous invitant à ne pas avoir peur d’être catholique, d’en témoigner toujours autour de nous avec simplicité et sincérité; que l’Église trouve en nous les missionnaires joyeux de la Bonne Nouvelle! Comme nous nous époumonions à le crier avec enthousiasme à Madrid, je continu à affirmer que ‘’Esta Es la Juventud del Papa!’’